vendredi 23 décembre 2016

Grande Bretagne - Timbres de propagande



Ce ne sont pas des "faux", mais en réalité ça correspond plutôt à des timbres de propagande, pas à des faux pour tromper la poste ou le collectionneur.
J'ai trouvé cette image sur Delcampe et je voulais absolument en faire profiter tout le monde. En regardant vite et superficiellement, on ne les remarque pas forcément.
En bas il y a les timbres originaux, en haut les "faux". La couleur diffère un peu mais ce sont les symboles soviétiques dans la fleur en haut à gauche qui n'ont rien à y faire, ainsi les symboles dans la valeur faciale et l'étoile de David au-dessus de la couronne.
Je pense qu'une fois qu'on sait, on n'a pas spécialement besoin de la loupe.


lundi 5 décembre 2016

Les enveloppes de MULREADY



Avec la réforme postale instaurée en Grande Bretagne en 1840, le prix du transport du courrier était payé à l’avance et non plus à l’arrivée chez le destinataire. Deux timbres de respectivement un penny et deux pence furent émis en mai 1840.
En même temps furent également émises des enveloppes prépayées de un et deux penny.
Ces enveloppes furent dessinées par William MULREADY (1786-1863).
Ces  dessins représentent la puissance de ce pays qui règne sur le monde. Très rapidement, les motifs repris sur ces enveloppes furent l’objet de railleries et de moqueries aussi bien en Angleterre qu’en Europe. Certaines personnes se moquèrent de ces plis, dont elles  estimèrent les dessins pompeux, en émettant elles mêmes des enveloppes caricaturant les dessins originaux. 
Le monde des philatéliste N°441 - main 1990
Parmi les plus connus, citons ceux de Jean Baptiste Moens. Il en dessina vingt quatre.
La contre publicité faite à ces enveloppes mirent rapidement fin à leur usage. Il est néanmoins difficile de déterminer d’où  vinrent les premières critiques. Venaient-elles  d’Europe, jalouse de la puissance anglaise ou venaient-elles de l’intérieur de l’Angleterre. La mise sur le marché de papier prépayé et prêt à l’envoi firent peut être des mécontents parmi les négociants de lettres et d’enveloppes ordinaires.
Certains considèrent  ces plis comme étant les premiers entiers postaux au monde. Mais d’autres personnes ne sont pas de cet avis. Si l’on considère qu’un entier postal est un pli sur le quel est imprimé un timbre, on ne peut pas considérer l’enveloppe Mulready comme un entier postal. Celle-ci ne reprend qu’au bas de la face destinée à l’adresse le montant payé  (voir ci-dessus : POSTAGE ONE PENNY ).
Nous ne participerons pas à ce genre de vaines discussions, le seul but est de faire connaître aux philatélistes cet épisode relativement court de l’histoire postale. Les plis sont néanmoins recherchés par les spécialistes.

André FORTON